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Prendre la vie comme elle vient,
au voyage des mille secondes,
sur le siège d'une première classe,
un jeu avec un tout de passe passe,
aux sangs glacés d'un autre monde,
drôle d'héroine cette vie de chien...
Elle connait la clé de la consigne,
valise grande ouverte sous les cieux,
ticket en partance d'un espoir vécu,
une mélusine aux rêves vaincus,
des paupières lourdes avec des voeux,
ceux d'une sirène aux écailles dignes,
c'est une drôle d'héroÏne à la peau fanée,
des jours sans une minute aux nombres des années...
Elle s'injecte des romans d'aventure,
le bon est un truand qui tire sur la carabine,
aux flots si pénétrant sous une peau de mandarine,
ces noyaux ont le dernier , histoire de capture,
le temps presse, papier à la une, mort au ciel,
cette héroîne est belle, bénédiction de l'éternel,
silence du coeur qui git sur le trottoir,
elle est forte en alchimie caresses d'y voir...
Elle déprime dans le sombre d'une villa, elle squate,
elle est dans les nuages, douceur de l'ouate,
elle mord l'extrème,hérioine aux lèvres automates,
elle descend dans l'enfer des envies de vivre,
elle boit tout, même le jus pressé, elle est ivre,
drôle de tueuse qui poignarde la tête folle,
c'est une héroîne qui prétend avoir un jeu de rôle...
Elle a des souvenirs si flous qui confondent le temps,
pourquoi tant de scènes qui tournent les pages en avant,
retour sur une juste présence derrière le paravent,
drôle d'héroÏne, elle a perdu l'oscar il y a sept ans,
prédatrice de l'ombre aux yeux d'argent,
ceux qui aperçoivent le soleil rayonnant,
lumière qui aveugle les traits de l'enfant,
déjà qu'elle était à vingt ans,
une MARYLIN MONROE qui riait tant...
Didou écrit le 16 11 2014
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