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Un silence troublant s’installe sur la plaine.
L’oiseau perché s’est tu, la brise est incertaine,
Pas un chuchotement, seul et mystérieux,
Regardant droit devant, il part sans dire adieu!
Il s’en va vers le port pour dénouer la chaîne
Du batelet flottant sans mât, ni capitaine,
Rien ne peut retenir son coeur tumultueux
Et son âme en otage; il part sans dire adieu!
Il quitte un continent pour une île lointaine,
Pour se désaltérer de l’eau de la fontaine
Qui coule en ce pays. Noble et silencieux,
Sans regret ni remords, il part sans dire adieu!
Lucille
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