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Si j'évoque en rêvant les châteaux de la Loire,
Les salons rutilants, orné de grands tableaux,
Les lits de bois sculptés où les riches émaux,
Les beaux meubles laqués, témoin de la mémoire
Qui survolent sans bruit le val d'autan, l'histoire
De mes tendres aïeux, au pays des hameaux
Et la douceur des soirs aux flancs bleus des ruisseaux
Où naissait çà et là, le bonheur illusoire.
Ô! seigneurs trépassés, ce n'est que pour songer
Aux vieux livres anciens de cuir capitonné,
Que ma grand-mère Hanna, lisait par intervalles,
De tant de jours enfouis, j'horloge ma raison,
Des chants montent sereins, fleurissent ma maison,
Pages de poésie, ainsi que des vestales.
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