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La forêt où je vais, au retour du printemps;
Est un écrin si beau, que la douceur saupoudre
Sur l'arbre un fin linceul et parfume les vents
Le soleil s'y promène, en mon alcôve, il poudre.
Son chef-œuvre accomplit, il caresse l'horizon,
Les mains pleines de fleurs, j'écoute la fauvette,
Ne croyant qu'au bonheur, mon malaise est profond
Ô! doux frisson de mai, opale du poète,
D'azur, vous me grisez inexorablement
Votre lisière danse en sa robe émeraude
Un bien-être m'inonde, ambre d'or, m'enchantant
j'y rencontre l'oiseau, vers le nid qu'il ravaude
A mes pieds le ruisseau entretien son babil
Le chuchotis me berce en mon âme s'épanche,
Vestige pastoral, du romantique avril
où la muse de l'art, chaque matin se penche.
Il y a juste un an accroché au rocher
j'ai cueilli une fleur, à la corolle rose,
Dans un livre d'Hugo, sont parfum, au côté
d'une plume de geai comme mon cœur repose.
Le temps s'est vite enfui, où donc te caches-tu
Avalanche de lys, ramures au cœur si riche
Et toi divin amour, où l'or est suspendu,
J'y devine au vallon le cerf aimant la biche
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