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À Christian
Ô, illustre Christian,
Te voici, scintillant…
Sur nos voies dépavées,
Scellant ton arrivée…
C'est avec grand plaisir que je viendrai te voir,
Malgré tout mon travail, malgré tous mes devoirs...
Attendons ce prélude
Comme attendaient, au Lude,
Les courtisans soucieux
Et irrévérencieux...
Je viendrai sans ma toge et sans mon caducée...
Je verrai, dans ces lieux, des mines courroucées...
Et au cours du repas,
Je ne parlerai pas :
J'apprécie le silence
Autant que l'insolence...
Qui saura discerner, au milieu des rameaux,
Qu’un silence éloquent est plus fort que cent mots ?
J’apprécie le silence
Lorsque la nuit s’élance
Et qu’après la clarté,
Vient la sérénité.
© 2014 - Gérard ANGELIS
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