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Le terroir du Morvan baigné de frais ruisseaux
Où viennent se mirer avant le crépuscule
Les amants enlacés, amoureux des oiseaux
En mêlant ses parfums sous l'ombrage cumule
La grâce et la beauté d'un merveilleux pays
Au fond de ses forêts douces et parfumées
Où le merle moqueur berce de gazouillis
Les aubépines en fleurs, les ramures dorées
Il m'arrive souvent au soir le cœur léger
A la verte saison de partir en ballade
Rien que pour le plaisir, le luxe d'écouter
L'auguste Philomèle éternisé l'aubade
Quand la plaine est en paix au temps du foin coupé
Un essaim de douceur embaume la campagne
Pénètre les sous-bois, ensorcèle l'été
Et sème des fleurs d'or sur ce coin de cocagne
J'ai appris la chanson du zéphyr sur les blés
Le message d'amour en vol des hirondelles
balayant les moissons, les vallons fortunés
Tandis que le soleil embrasait les javelles
J'ai pu voir s'accomplir la noce du vulcain
Solennel messager,Papillon de faïence
Enrichissant les airs, les prés et les chemins
Les bocages ombreux de se noble présence
Je saurai le louer Tout comme les aïeux
Afin que vibre en moi ses sentiers romantiques
Tel le vent qui anime au lac les iris bleus
Et semble enveloppé de ses doigts liturgiques
Le calme Nivernais riche de son passé
Qui peut rendre à mes jours la saveur des jonquilles
Et nul n'effacera sur mon cœur son rosier
Tout parle ici à l'homme avec l'art des faucilles
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