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Quand arrive le départ chacun retient son souffle
C’est l’instant d’émotion où les gorges se nouent
Que l’homme démesuré et dont la tête enfle
A le cœur qui palpite et la fièvre aux genoux
Que l’armure se fissure et que le cœur se fend
Que l’homme adulte et mûr, pleure comme un enfant
La raison s’en défend, mais ne sait pas quoi dire
Sentant les larmes naître il s’efforce à sourire
Mais le cœur est sensible autant qu’un instrument
Il pleure et vibre aux moindres sentiments
Au moment du départ les hommes idéalisent
C’est un vibrant concert d’éloges de dithyrambes
Au bout du quai il y a toujours une rose qui flambe
Et les signes échangés des porteurs de valise
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