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Ton nom
Comme il est difficile de prononcer ton nom
Sans revoir ton visage assombri de colère
Car nous sommes pourtant les mailles d’un chainon
Impossible à dissoudre, à réduire en poussière.
La famille est une île au milieu d’un désert,
Un écho qui revient échouer sur la rive,
C’est un chant qui résonne au milieu de l’hiver
Annonçant le printemps comme le fait la grive.
Nous avons traversé notre lot de souffrance
Faisant de notre mieux au cœur de l’inconnu,
On ne peut pas peser le cœur dans la balance
Sans qu’il soit avant tout dépouillé, mis à nu.
Je voudrais humblement enlever les cailloux
Qui glissent sous nos pas aussitôt qu’on avance,
Pour qu’on arrive enfin à des jours sans courroux,
À des mots sans rancune, à la paix, au silence.
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