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LES MÉMOIRES D’UN TRÈFLE À QUATRE FEUILLES
Chronique du 24 juillet 2011 12h00 – La Boulière CIRAL (Orne)
Quand s’efface l’hiver,
Je m’habille de vert…
Je vis dans la rosée
Fraîchement déposée...
Mais, vous serez surpris
Car je n’ai pas de prix ;
Tel, est mon prix de vente :
« Un destin qui s’évente »
Immense, est ma valeur :
J’estompe le malheur ;
J’ouvre, avec la Sibylle,
Un sceau indélébile…
Qui pourra me chercher,
Quand je veux me cacher ?
Sur mon habit docile,
Je porte un codicille…
Quoi saura m’accueillir
Quand je vais défaillir ?
Entre le corps et l’âme,
Je maintiens l’oriflamme…
Qui pourra me trouver,
Sans se mettre à rêver ?
Le combat est sans trêves
Dans un monde sans rêves…
Rêve, Amoureux des nuits,
Qui marche dans l’ennui,
Car le jour se macule
Après le crépuscule…
Mais, sache que tes pas
Annoncent mon trépas :
La vie reste une errance…
La Mort, une apparence…
Qui saura me garder,
Sans me voir érodé ?
Fragile est mon essence,
Pour une renaissance…
Je suis venu à toi ;
Tu m’as offert un toit…
Plaise au ciel qu’il t’accorde,
Joie et miséricorde...
Dans un coffret d’onyx,
Je renais, en Phénix,
Comme une sentinelle,
Vers une aube éternelle…
Je dors sur le satin…
Je conduis le Destin…
Je suis la destinée
Pour des milliers d’années…
© Gérard ANGELIS Onirisme quantique juillet 2011
Poème de la série : « Poèmes au fil du temps »
Éventer : dans le texte, se modifier
Sybille Antiquité. : devineresse
Codicille : Ajout ( 4ème feuille )
Oriflamme : nf Médiéval - étendard
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