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Aux ruisseaux de nos enfances, l'eau est claire,
dans ce ru où nos jeux pour attraper les tritons éclairent,
nos illusions accrochées aux roches si lourdes,
deviennent un chemin de liberté attaché à nos gourdes.
Aux ruisseaux de nos enfances, l'amour est un prémice,
sur la rive des orties et des pissenlits qui épousent nos genoux,
avec des couronnes de bouton d'or qui effleurent en nous,
nos coeurs si légers qui élaborent d'un baiser fou.
Aux ruisseaux de nos enfances, la pêche est miraculeuse,
à ces poissons d'argent qui s'ébrouent sur nos lignes,
une branche de bouleau s'est permis d'accrocher un signe,
celui d'une nature si belle aux sons des heures silencieuses.
Aux ruisseaux de nos enfances, tout est permis comme un délit,
sur le fond de cette rivière, la végétation est une plume dans un lit,
qui nous ravit avec l'imagination qui nous embellit,
que vivent ces ruisseaux dans la profondeur de nos coeurs insoumis.
didou écrit le 29 08 2014
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