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Sur la vague
Dans un moite matin lorsque se mut mon mât,
L’esquif s’est enfoncé dans le creux des tempêtes,
Secoué par la vague aux écumes en fêtes,
Dans les embruns marins et l’air que tu humas.
Parmi les nuées bleues, le soleil alluma
Des rayons chaleureux au-dessus de nos têtes
Et moi, je contemplai, du regard des esthètes,
Tes chairs dans leurs reflets dorés de curcuma.
Nous pûmes nous jouer des vents et des récifs
Et des grands requins blancs, échapper aux morsures.
Et bien qu’ayant vogué sur des routes peu sûres,
Sous les nuages noirs et les cieux agressifs,
Hissons encore, pour des terres inconnues,
La grand-voile, là-haut, qui caresse les nues !
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