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Tel un écran masquant les rochers noirs et nus,
Où pullulent des colonies de lithophages,
La brume a estompé tous les contours sauvages
De cette île lointaine où bien peu sont venus.
Seuls, quelques goélands qui guettent leurs menus,
Apparaissent parmi des trouées de nuages,
En plongeant dans la mer tranquille autour des plages.
Soudain, des filaos, montent des cris ténus
De filles dévêtues courant parmi les brumes
Et les embruns marins mêlés d’odeurs d’agrumes,
Aux naissantes toisons et aux jeunes seins plats.
Joyeuses elles sont, en s’immergeant dans l’onde,
Au milieu des nuées, pour qu’on ne les voit pas,
Des Nymphes disposées à refaire le monde.
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