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Ciel de pluie
La solitude pèse au-dessous du ciel blanc ;
On voit, sur les talus, apparaître le clathre.
J'étends mes pieds bleuis humides près de l’âtre ;
La tristesse et l’ennui ont brisé mon élan.
Et le chemin boueux qui monte sur le flanc
De la colline étend son long sillon jaunâtre
En s’enfonçant, là-haut, dans des nuées d’albâtre.
Seul s’y meut un vieillard, claudiquant, d’un pas lent.
Et je ne songe à rien, perdu dans la pénombre,
Même après avoir lu des bouquins en grand nombre,
Jetés dans le désordre autour de mon fauteuil.
Et malgré les reflets vacillants de mes flammes,
Dans mon esprit se tait le souvenir des femmes,
Car il flotte, alangui, comme un parfum de deuil.
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