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Sous-jacent, les notent se jouent,
sous l'orchestre, le souffleur fait la moue,
sous l'estrade, le chef prend sa baguette en fou,
sous l'opéra, les rats font des petits pas de loup.
Opéra de quatre sous,
la dérision a pris possession de nos raisons,
le piano s'est fendu sous le poids des saisons,
le trombone s'essouffle dans sa coulisse à répétitions,
le violon a perdu ses cordes sous le froissement de sa partition,
c'est l'opéra de quatre sous , et le son monte en nous...
Sous le dessous des feuilles, le solfège s'empare d'un toit,
sous le dessus de la poussière, tout s'efface en toi,
sous le chevalet , le musicien frappe ses timbales en moi,
sous le pupitre, des clés s'égarent sur le plancher en bois,
sous l'opéra, quatre sous sont sans dessus dessous en moi...
Opéra de quatre sous,
duo des choeurs, chantent en coeur, l'oeuvre de ce quartet,
quintet des cordes, un vocal s'entend sur le front en nos têtes,
des mélomanes, une diva, des ténors, entament la mélodie d'une quête,
des petites souris s'étourdissent sur les pointes de ces voix en tue-têtes,
c'est l'opéra de quatre sous, un argent qui fond l'or en paillettes dans cette fête..
Sous le décor, des cors s'enflamment sur le chant des charmilles,
sous le rideau de velours, des corps dansent aux printemps des chenilles,
sous ce théâtre, des voluptés s'épanouissent aux étés des guenilles,
sous cette scène, l'amour nait entre une illusion et une cible dans le mille,
sous l'opéra, quatre sous donnent du firmament aux pauvres des villes...
Opéra de quatre sous,
riche, niche, chiche en pois, le rouge carmin entre dans ce bonheur,
friche, déniche, pois écossais, un tissus renait dans les coeurs,
opéra de quatre sous,
pauvreté et richesse balaient tout sur le passage même l'enfer dans l'heure,
minutes et secondes sont si précieuses à ces pierres des leurs,
opéra de quatre sous,
tu es un idéal pour des gens aux rêves évanouis...
Didou écrit le 10 01 2014
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