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Les cadavres ambulants
Tristes mimes de la divine comédie
Ils vivent en gesticulant,
Et vers la tombe, ils sourient
Au lieu de tomber, a tire d'aile
Ils s'accrochent à leur corniche, et bêlent...
Et-ce donc cela? La comédie humaine?
Etre un mouton, dévoré par les aigles.
Ho le vilain petit canard!
Que cherche-t-il, du haut de son perchoir?
Cracher sur nos vies? Sur nous?
S'envoler loin d'ici? Des égouts?
Et les aigles la-haut qui tournent en rond
La tête baissé, avides de sang,
Que voient-ils de l'horizon?
Le haut des crânes, la roue des paons?
Si voler ne sers qu'a se remplir le ventre,
Pourquoi quitter la terre,
Sur laquelle on rampe?
Peut-être perdre un peu de ce gout d’éphémère,
Qui me hante...
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