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POÈMES AJOUTÉS
VII
PRIÈRE
Belles heures passées, venez au son du brame,
L’enchantement d’alors peut transformer mon drame.
La tristesse des jours, la couleur de la mer,
La saveur d’un instant qui me semblait amer.
Et toi, triste soleil, donne moi tes rayons,
Fais en sorte, pour moi, qu’ils révèlent raisons
De me sentir déjà un peu moins malheureuse
Dans ce siècle à couler une vie ennuyeuse.
Bientôt émergeront des branches les bourgeons,
Et nous dirons assez aux durs Hivers glaçons,
Pour aller promener dans l’amène Nature
Réchauffer nos vieux os, malades, de froidure,
Respirer les parfums que l’air léger retient,
De la terre, ô puissante odeur qui me revient.
Vois sur le pré le bétail fumant qui chancelle
Aux rayons furieux qu’un soleil amoncelle.
Page 8
Cannes, le 16 Mars 2014
M.A.B.M.
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