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Rien n'est pur que le Rien.....
…..Saveur douce-amère des Choses, Jours aigres-doux, Humeur, Conscience
intermittentes, inquiète Quiétude, toujours la Peur transit et se souvient
d'atavique Mémoire, s'affecte en nous, de la Chair sensitive aux plus douces
Pensées et il suffit d'un rien, l'alerte couve sous la mousse des Jours, aux
Lichens des Remparts, Châteaux ensommeillés que nous nous construisons,
Langueur soudaine et soudaine Faiblesse, vieux Rois pêcheurs que donc
Nous sommes sur l'eau pesante et noire du Monde, impotence et vertige
Dans la barque qui danse et l'impensable des Souffrances, la chambre de
Douleur pourtant inondée de Clarté et le pain aigre dans la bouche et la
Silique amère, certains Jours nauséeux, Autrui ni un Sauveur ne nous épargneront l'Infirmité,
une simple Question que nul n'aura posée, Ô Perceval
Muet, muré en Rêverie, Douceur amère du Monde !.....
Bâtis sur de l'Etrange, Entours, Circonstances et Lointains circonscrivent
Le Lieu, le Lien qui nous arriment à la Dérive, à la Nasse pansue des
Choses et des Êtres, nous ne possédons pas. L'Adversité ni le Vieillir ni
Le Mal de Langueur n'épargneront personne, ni la lente Descente dans
L'Eternité de la Mort, ni Impotence ni Vertige, ni Bégaiement aux
Langues de la Terre ni l'Oubli de l'ultime Question.....Oui, Non, Peut-être
Scandent boiteusement les Vies, éparpillant les Voies au trident acéré de
Tout Choix et de tout Abandon, pailletant toute Marche d'irrémédiables
Illusions.
La Voie d'Ascèse est sinueuse, pavés disjoints, chemins étroits, ravins
D'Effroi, le pied qui boite, le pied qui saigne, les tentations recommencées
Et les Visions que l'on voudrait nier, Désirs latents et l'hydre des
Concupiscences renaissantes. Ô se déprendre enfin de Soi !
Une prison paradisiaque, feutrée, telle est la Voie de Jouissance, avide,
Affirmative que guettent l'Usure et le Dégoût. Impasses !
Difficile est la Voie questionnante, inachevable, ingrate.
Monde tragi-comique ! La Lutte hurle dans l'arène, des Corps avec les
Corps, des Chairs avec le Monde, chocs lourds du combat des Consciences,
En joute et à outrance, confusément, armures, masques et rires !
L'Amour fleurit sur la rudesse de la Terre primitive et de la Bête humaine !
Amour cinglant, à demi-stylisé et la Carte du Tendre porte en filigrane les
Taches vénéneuses d'invectives et de sang ! Monde tragi-comique !
Vautrés dans la foison et la douceur malignes des Choses prodiguées, dans
Le marais des sensations éhontées, somptueuses, nous brandissons les fanions
Constellés d'illusions d'une Vie agrandie, consentie, fastueuse !
Rien n'est pur que le Rien dont nous n'avons idée ! Une impensable Pureté !
Je m'essaierai, un jour ou peut-être jamais à l'Impossible : la Retenue, le Secret !.....
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