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Le vent de ma rage m'entraine comme un fétu de paille
Que je retourne à mon insu contre ma personne
Oui, je veux tout vivre avant que le glas ne sonne
Puisque mon père qui est aux cieux, a maudit le fruit de ses entrailles
Je danse nu comme un ver autour du veau d’or,
Précipite ma chute puisqu'il faut bien mourir
Que ce soit dans le stupre, qu’on vienne mon ventre ouvrir
J’ai perdu ce silence, que vous dites d’or,
Sur une anecdote… Un coup du sort…
Filles de joie, homme de rien,
Je perds la foi, je ne perds rien
Entre des cuisses offertes à tous, je meurs
Perdu entre deux ivresses, je pleure…
Je perds le gout et le sens,
Le Diable et Dieu, étrange connivence…
Tour à tour nous échangeons les masques,
Derrière lesquels nos actes se cachent
Ni Dieu ni Diable, rien que des hommes,
Qui comme Adam, croquent la pomme
Au plus grand nombre, fermer les portes du paradis,
Ne les ouvrir qu’à une poignée d’érudits
C’est pourtant ce que j’observe chaque soir,
Le long d’interminables files d’attente, sur le trottoir…
Quelle différence si l’enfer est ici ?
Alors que même en haut, le paradis, c’est être V.I.P…
Je ne conçois le bonheur qu’ensemble,
Laissez-moi donc m’enivrer et me salir ici,
Les poivrots tous se ressemblent
Car plus on est de fou plus on rit…
Plus on est de fou plus on vie…
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