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Que le crépuscule ce soir me semble solitaire,
Il emporte silencieux, en lui, tous mes jours fanés
Et son long soupir se drapant d’ombres austères
Se répand à chaque battement d’un cœur usé.
Je suis un peu lui chaque fois que le jour s’éteint,
Et lorsqu’il bascule lentement, au gouffre de la nuit,
Il n’y a plus d’ombre, de lumière, sur mon chemin,
Ni le doux chant du merle où bat si fort la vie.
Souvent, prolongeant son effort par un ciel clair
Et que la nuit attend dans son écrin secret,
Je repense à cette route bordée de nos hier,
A tous ces printemps se voilant d’immenses regrets.
Demain il reviendra, lorsque tout s’apaise,
Etreindre de nouveau un songe retenu,
Ce feu qui n’est plus que cendre sous la braise,
Des jours anciens, en nos âmes, contenus.
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