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Sali par ton souffle rauque,
Tu arraches à ma peau
Des lambeaux d’âme,
Aucun secour du cerveau,
Pas même d’une femme
Par le sang,
Un infini doute,
Plaisir innocent,
Le bord de la route
Cris de milliers d’agonisants,
Lotus en fleur et saule pleureur
Marécage de sang,
Pestilentiel abîme… les profondeurs
Tu te caches à l’ombre de la haine,
Décrépi par les années, quelle peine
Ne pouvoir regarder dans tes yeux
Le monstre s’éteindre à petit feu…
Alors je garde comme une flamme,
Tantôt me brûle et me consume,
Tantôt le Je, tantôt la femme,
Les restes de tes désirs belliqueux
Il n’y a de feu qui ne fume… Même un peu
Fracturer mes phalanges sur tes os,
Me repaître du craquement de tes membres, de ta peau,
Libérer sur toi la bête que tu m’as légué,
Pour une fois lui laisser libre cours… L’aimer…
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