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La valse du passé - MARTHA (Part 4)

le jeudi 23 janvier 2014, à 17:37. Posté par Philip de Berg


    Une pluie fine, agaçante, s’était mise à tomber sur la ville vers la fin de l’après-midi.
    Martha pressait le pas pour être à l’heure à la leçon de piano qu’elle devait donner à la jeune Erszébet, la fille cadette de la comtesse Csáky de Galántha.

    Les Galántha appartenaient à une vieille et illustre famille aristocrate magyare originaire du comté de Pozsony, dans l'ancien royaume de Hongrie. Leur lignée remontait au XVI° siècle.

    Martha, de son nom patronymique, née Degenfeld-Schonburg, était issue d’une petite noblesse du nord du pays ayant subi des revers de fortune à la fin du siècle dernier. Ses grands-parents avaient bien connu la famille de Galántha que des liens de profonde amitié avaient uni après la défaite de Sadowa où, les années qui suivirent, les alliances politiques dans le pays avaient entrainé bien des déboires et des faillites pour une partie de l’élite hongroise.

    Son père, le vieux baron Janosh était mort dans le courant de la deuxième décennie du siècle nouveau, en proie à de grandes difficultés financières et miné par la maladie. Il avait laissé à sa fille une petite rente qui, sans être particulièrement confortable, permettait à Martha de tenir son rang dans la société. Musicienne hors pair, elle donnait des cours de piano aux enfants des riches familles de Budapest.

    En arrivant au domicile des Galàntha, Martha, serrant ses partitions contre son élégant manteau de laine noire, se mit à penser à ce jeune homme anglais à l'allure raffinée qui l’avait fait rire hier au café Carolyi. Esquissant un sourire, elle s’engouffra sous le porche imposant de l’hôtel particulier que veillait depuis près de deux siècles la vieille Basilique Saint-Etienne de Pest. Cinq heures sonnaient tout juste au carillon de l’édifice.

    La jeune Gabriella, une enfant au regard clair et au teint de porcelaine, ses grands yeux d’opale toujours un peu tristes, se précipita en riant au-devant de Martha. Elle attendait avec tant d’impatience la leçon de piano.

    La comtesse de Galàntha était absente. Après avoir embrassé la jeune fille et salué Zoltane, la vieille gouvernante, Martha se dirigea vers le grand salon où trônait le majestueux piano à queue. Etonnée de son humeur joyeuse et légère, elle installa sur le pupitre de l’instrument la partition de l’étude en Ré dièse mineur de Scriabine que la petite Gabriella devait travailler, et se mis à jouer d’une main légère.

    Ses doigts couraient sur le clavier.
    ……………………………………………………………………………………….

    Quand s’envole l’esprit, loin de nos souffles noirs
    Qu’enterre le Destin affalé sur nos soirs
    Avides et fiévreux comme un oiseau de proie
    Qui rode dans notre âme où le matin se noie,
    Le cœur, enfin léger, s’élance et se libère
    Dans l’instant inconscient que le Temps accélère.

    Les chavirants refrains de la valse enfiévrée,
    Leurs cascades de lune où se côtoie l’été
    Et les automnes sourds que ravive la pluie
    S’abattent tout à coup, quand se ferment mes yeux.
    J’ai le souffle étourdi et le cerveau frileux.
    Quel est cette musique où se frôle à ma nuit
    Mes années de sommeil où l’espoir m’avait fui ?


    Une note après l’autre et je suis transportée
    Vers ces brumes d’ivoire où dans l’obscurité
    Les siècles endormis ont posé leur étreinte
    En caressant la pluie, sans décoder les feintes,
    Et sont venus mourir sur le flanc d’un oiseau,
    Que le vent avait pris dans le creux d’un coteau.


    Et soudain je m’affole en contemplant mon cœur
    Où miroitent mon rêve encombré de douleur
    Quand, au jour finissant, succombent les frimas
    De ces années de fièvre enlisées des trépas
    D’une destinée blême où s’affiche la honte
    Et la fatalité quand l’Histoire s’affronte
    ……………………………………………………………………………………….

    Martha jouait, jouait cette valse hypnotique, où les trois temps de chaque mesure semblaient s’accélérer comme au rythme des battements de son cœur, malgré l’imperturbable tempo de la partition.

    Elle s’arrêta soudain, saisie d’une étrange ivresse faite d’un tremblement léger de ses doigts fins et d’une pâleur qu’elle devinait sur son visage.

    Elle réalisa soudain que le temps avait passé et que Gabriella ne s’était pas encore installée au piano pour travailler son morceau. Il devait être bien tard. Martha avait l’impression de sortir d’un rêve, étrange et confus, léger mais où cependant s’invitaient les bribes du passé. Un passé couleur de suie que la plume de son âme laissait terni.

    - « Joue encore, Martha, c’est tellement beau ! » demanda la petite, les yeux plein de lumière.

    Martha sourit un instant, puis referma les yeux. Rien qu’une seconde.
    ……………………………………………………………………………………..
    « Je m’appelle Malcom. Malcom Northumbrie »
    Il venait d’Angleterre, du North Cumberland, à la frontière de l’Ecosse. Un pays de brumes et de légende. Reverrait-elle le jeune homme au mains fines et au regard fragile ?
    (à suivre)

    A ECOUTER ABSOLUMENT :
    Etude opus 8 n° 12 de SCRIABINE

    http://www.youtube.com/watch?v=nvQVjkdguz4

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commentaires ( 20 ) (Ajouter un commentaire)
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le jeudi 23 janvier 2014, à 18:05
Voici le 4ème chapitre de Martha. La passion de l'avoir écrit, mes amis ! Car l'on (moi le premier !!!!) en sait un peu plus sur elle. Beaucoup de temps passé à veiller à l'exactitude historique, à la vraisemblance des lieux et des noms. Mais que du plaisir. Et la musique, ah...la musique, cette Etude pour piano.
Il se trouve que c'est le morceau que je travaille en ce moment et que je joue de façon presque hypnotique, fasciné, l'enchaînant à mes bien plus modeste petites compositions. J'ai donc vibré avec Martha en me mettant au piano.
La partie versifiée fut la plus dure à écrire : ramasser en 25 vers les sentiments qui traversent Martha pendant qu'elle joue et qui lui rappelle son passé dont on devine qu'il fut assombri. Aussi, au regard du temps qui m'était imparti et de la difficulté, les alexandrins n'ont pas de diérèse, d'alternance, ni parfois de rimes qui se terminent pas l'exacte terminaison.
Enfin, je vous IMPLORE d'aller sur Youtube écouter le morceau de Scriabine que je cite (recopier le lien, désolé je ne suis pas doué pour mettre un lien actif, directement cliquable !), même si vous n'êtes pas branchés piano classique, vous verrez, vous serez un instant dans l'esprit de Martha (et du mien, lol !).
Bonne lecture et bonne écoute, j'espère. Amitiés. Philip.

http://www.mespoemes.net/philipchevalier

salus le jeudi 23 janvier 2014, à 20:30
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Excellent ! Tu crées, tu inventes un style !
J'attends les trois mille pages restantes avec impatience !
A très bientôt ?
Salus

salus le jeudi 23 janvier 2014, à 20:32
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P.S
Qu'est ce que ça veut dire, ce "lol" que je vois partout ?

domidom le jeudi 23 janvier 2014, à 20:55
Je n'ai pas pu attendre demain pour lire cette suite passionnante, mais comme Salus, j'attends le prochain épisode avec impatience....
Pour youtub, je verrai demain....
Bisous, à plus, Domie...

euphonie le jeudi 23 janvier 2014, à 21:19
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http://www.mespoemes.net/euphonie Philip, je ne sais pas si je pourrais attendre encore........jours pour avoir la suite
Je ne trouve pas de mot pour exprimer le bonheur de te lire
Ton roman est d'une beauté, comme celle de Martha
Peut être vas tu en faire un livre?
Je l'achète tout de suite
Marie

Guy le jeudi 23 janvier 2014, à 23:50
Pour Salus
Lol pour "Laughing out loud" traduisible en rire très fort, ou rire comme un bossu,.
Lol est aussi donné comme abréviation de "lot of laugh" pour grosse rigolade, qu'on va retrouver en français avec mdr pour "mort de rire".

Pour Philip
On avance toujours avec un très grand plaisir dans la découverte de la vie de Martha. Le poème prend place tout naturellement, au bon endroit.
Je vais de ce pas sur YouTube comme tu le conseilles.
Essayes de mettre l'adresse en indiquant le protocole au début, comme ça: "http://www....". Ça devrait permettre de la reconnaître comme une adresse internet.
Mais tu as la fonction dans l'écran "Nouveau poème" au-dessus des smileys.
Amicalement. Guy

fokoua jean carlos le vendredi 24 janvier 2014, à 00:00
Je trouve que le texte est beau et très fluide. N'importe qui lirait ton livre d'une traite car tu sais trouver les mots pour accrocher le lecteur. Bonne nuit.

Christine le vendredi 24 janvier 2014, à 12:22
Voilà nous passons de la poésie à la prose et de la prose à la poésie et c'est tout simplement divin et magique, tu me fais voyager dans ce plaisant voyage...A bientôt Christine (cris) mon blog: christineponseroauteur.blogspace.fr

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 24 janvier 2014, à 12:33
Merci à vous tous et toutes d'avoir aimé ce nouveau chapitre de Martha.
Si vous repasser sur ce poème, le lien qui vous dirige vers un extrait vidéo de l'étude pour piano que Martha (et moi, mais plus maladroitement !) joue est maintenant opérationnel. Vous verrez, c'est une superbe musique de piano.
Pour JEAN-CARLOS :
Eh bien tant mieux si j'accroche ton attention. Il suffit d'un peu d'exotisme (j'entends ici, une histoire qui se passe en Autriche dans les années d'avant guerre) et le fait que vous ne pouvez pas lire plus d'une page à la fois et deviez attendre la suite excite l'impatience, c'est tout. Et puis d'autres peuvent ne pas aimer, pensant que c'est un peu un écrit à l'eau de rose ! Amitiés. Philip.

Pour GUY :
Merci pour ton conseil. Ca marche !
Eh bien tant mieux si tu penses que la progression est fluide et cohérente. Le plus difficile en effet est de choisir le moment où l'on va passer à la partie versifiée. Pas évident d'ailleurs de passer, pour ma petite cervelle, d'un écrit récitatif en prose bien sûr à des alexandrins. Mais l'exercice est motivant ! Amitiés. Philip.

Pour DOMIE :
Ah tant mieux pour toi également si ça te plait. Est-ce donc si passionnant que ça ? N'oublie pas d'aller sur Youtube, tu n'as maintenant plus qu'à cliquer sur le lien au bas de mon poème. Bisous. Philip.

Pour EUPHONIE :
Eh bien, à toi aussi, merci Marie, si ce petit rendez-vous régulier avec Martha te distrait agréablement. En faire un livre ? Je te dirai cela quand le mot FIN sera inscrit dans le dernier post ! Mais, pas évident du tout que je publie ça. Enfin, mille merci. Amitiés. Philip.

Pour SALUS :
Bah trop dur à l'inventer, ce style : c'est venu parce que, comme nous sommes sur un site de poésie, il ne me fallait pas mettre que de la prose. La fin du roman ? Eh bien puisque tu en a calibré le contenu à 3.000 pages, c'est l'occasion de souhaiter une trrrrrrrès longue vie à mespoemes.net, car à raison d'un post d'une page tous les deux jours, le dernier chapitre sera terminé.....dans 16 ans !!!! Amitiés. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

larose le vendredi 24 janvier 2014, à 17:35
Bonjour Fifi!!!
Tu devrais faire un livre, des polars par exemple monsieur l'inventeur!!! Je suis fan!! :)
Merci pour ce beau partage!! Bonne soirée et BON WE!! Biz

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le vendredi 24 janvier 2014, à 18:03
Coucou Marie. Ben, finissons d'abord Martha ! Un polar ? J'ai - hélas au fin fond du disque dur d'un me es vieux ordi qui ne s'allume plus - le début assez avancé d'un polar "Meurtre à Tampa" qui raconte l'histoire d'un flic atypique (très bon joueur de sax, fan de jazz, qui joue dans les boîtes à ses heures perdues) qui met le nez, à la suite du meurtre de la maîtresse du gouverneur de Floride, dans un sombre histoire qui remonte....à l'assassinat de Kennedy ! Comme tu le vois, il y a du pain sur la planche. Mais, Martha d'abord.....eeeeeeet ma nouvelle fantastique (que tu aimais bien), Azatoth qui est un peu sous le coude, pour le moment. Bon week-end. Bises. Phil.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

oliverjane1950 le vendredi 24 janvier 2014, à 23:45
Que ce soit en prose ou poème l'écriture est toujours fluide, romantique et très agréable à lire... J'ai regardé la vidéo, elle est sublime ! A écouter impérativement ! Amitiés Philip... oliver

http://www.mespoemes.net/oliverjane1950

rose le samedi 25 janvier 2014, à 13:52
----Magnifique mon cher ami je suis transportée j'en sais ou...
Merci beaucoup pour ce chef d'œuvre bisous et a bientôt
http://www.mespoemes.net/rose

armandstas18 le dimanche 26 janvier 2014, à 11:08
----
http://www.mespoemes.net/armandstas18 ton beau projet continue à se déployer pour le plaisir du lecteur que je suis; à la fois prose, poésie profonde et musique; tout se voit tout s'entend dans ta publication, ambitieuse à souhait mais parfaitement mise en en place; merci, Cher Philippe; excuse-moi de t'avoir lu si tard mais ici la connexion internet est souvent si mauvaise que je ne sais rien obtenir, ni mes mails ni mes sites préférés; amitiés, armand

bluegirl le dimanche 26 janvier 2014, à 13:29

C'est pas du Barenboïm, mais ça se laisse écouter. Enfin, j'y connais pas grand chose : je pensais que les dvd que tu m'as offert étaient de Chopin !!
Mais pourtant "moonlight"...comment ai-je pu confondre avec la musique du film "the pianist"?

Je sais pas si la réponse est cachée dans tes vers ou ta prose, mais j'en perds mon latin, LOL !!!
Bises.

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 27 janvier 2014, à 17:06
Pour LOLA :
Eh non, Barenboïm ce sont des sonates de Beethoven ! Moonlight (la sonate au Clair de Jardin de Lune....euh....au Clair de Lune ! Dans le film The Pianist, ce n'est pratiquement que du Chopin en effet (Balade, Nocturne et une Sonate. Il y a un eu de Beethoven. Tu les regardes et les écoutes toujours régulièrement ?
Il n'y a aucune réponse ni message caché ni dans les vers ni dans la partie en prose. Les 20 premières lignes de l'épisode n° 1 de Marta, je les ai écrites il y a au moins 15 ans, retrouvé le papier sur lequel c'était griffoné, commencé à écrire 2 épisodes il y a un an....et hop c'est parti.
L'étude pour piano que j'ai mis en lien est interprété par le grand Wladimir Horovitz, un très grand pianiste, mais il était bien vieux quand la vidéo a été tournée. Si tu repasses sur mon site et lis ces lignes RETOURNE sur le lien, je vais le changer et mettre toujours la même fantaisie pour piano mais interprétée de façon plus brillante et nerveuse par Evgeny Kissin, un jeune dieu du piano. Ecoute cette version, ça vaut le coup et dis-moi ce que tu en penses. Moi je joue la version "lente" car je ne suis pas un virtuose !
Voilà. Bises. A bientôt. Philip.
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 27 janvier 2014, à 17:16
Pour ARMAND :
Eh bien merci d'être un fidèle lecteur de cette saga ! Tu m'as donné une idée. Chaque chapitre posté sera accompagné d'un lien vers un morceau de piano, dans l'ambiance de ce que j'aurai écrit. Le top du top serait que je m'enregistre : pour des morceaux pas trop virtuoses, ça va. Mais le problème, malgré un micro top et un logiciel adéquat, c'est qu'au piano, la moindre variation dans l'accordage, ne s'entend pas trop en direct live mais s'entend sur un enregistrement. Et je ne peux pas faire accorder mon piano toutes les semaines. Mais, qui sait....
Ambitieuse, ma publication ? Bah, je trouve que c'est un écrit assez courant, limite roman "à l'eau de rose" parfois !
Enfin, les ami(e)s du site aiment bien, c'est l'essentiel. Amitiés Armand. Philip.

Pour ROSE :
Coucou, Sylvie,
Pareil que pour Armand : chef d'oeuvre ? Je ne pense pas. Mais oui, en créant ces ambiances romantiques d'il y a presque un siècle, cela nous permet de nous transporter bien loin. T'inquiète, en écrivant cette petite saga, je me transporte moi-même ailleurs.....
Et, comme je le dis, je fais des aller-retour entre ma plume et mon piano. C'est un ravissement ! Amitiés et grrrrrros bisous, Sylvie. Philip.
(quand tu passeras à la maison, je te jouerais la fameuse Fantaisie de Scriabine qui illustre ce chapitre ! Mais, indulgence, hein ?)
http://www.mespoemes.net/philipchevalier

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 27 janvier 2014, à 17:18
Pour OLIVER :
Eh oui, le romantisme est bien présent dans ces lignes.
Ce soir, j'écris le 5ème chapitre !
Ainsi qu'un poème plus sombre sur....les champs de bataille après la guerre de Sécession ! Pas trop romantique celui-là. Mais ce n'est rien qu'un poème, pas une sage ! Amitiés. Philip.
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Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 27 janvier 2014, à 17:22
A TOUS :
Erratum......volontaire : un détail, surtout pour les mélomanes qui ont appris le solfège. J'ai écrit "Martha jouait cette valse hypnotique, où les trois temps de chaque mesure....".
En fait, la mesure est à quatre temps ! (Ben oui, j'ai la partition). Ce n'est donc pas une valse. Mais ça ressemble à une valse...et je la joue un peu comme ça.
Désolé d'avoir un peu triché avec cette......."prosodie musicale", mais dans un écrit de facture romantique, une valse ça fait tout de suite plus.....romantique !

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cerise le vendredi 27 juin 2014, à 15:10
Rebonjour Philip,
je ne sais quoi dire, juste bravo.
Je salue le travail et la sensibilité du récit...sourire.
Ah et puis il y avait la musique...(même si j'aurais préféré l'avoir en début de lecture).
Très bon we surtout et merci pour tous ces partages.
amicalement
Béatrice
.http://www.mespoemes.net/cerise

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