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A ce piquet tout droit, quand on s'attache,
un marin d'eau douce à la fine moustache,
il reviendra de son voyage avec panache,
le vent salé laissant sur sa marinière une ganache,
un lien à son port d'attache...
Les marées renversantes du tropique du cancer,
vagues déferlantes dans îles traversées en chimère,
déesses des cieux, reste dans la gorge un goût amer,
celui d'un port qui s'attache au mat de cette colère..
A ce plot, la corde lisse ne veut pas de lapin rongeur,
le soleil brille sur cette tresse aux visages des rougeurs,
la pluie s'invite en tempête sur la casquette de ce baroudeur,
un port où s'attache le bleu d'une marine et le rouge d'un coeur.
Guider par le sextant , compas de l'imaginaire des étoiles,
le grand mat porte les entraves de ces éclairs dans ces voiles,
moussaillons , marins ainsi que le pacha revivent les coups de passe -poils,
mais ils se souviennent de ce port d'attache dans leurs yeux plein...
Pour E. nageur des profondeurs...
didou écrit le 13 12 2013
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