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A neuf mois déjà, la dent mords à l'aventure,
dans ce palais, la mâchoire croque en capture,
la vie, premiers pas qui dansent à l'imposture,
voilà c'est déjà dit, crocs de loup, une morsure.
Debout, droit devant, inévitable désinvolture,
la dentition goûte le suc de ces confitures,
entre la fraise et la pomme cuites et bien mûres,
attention quand même aux bleus de ces murmures.
Mots parlés, incompréhensible, incompressible armature,
le fer de cette morsure, montre aux ours, son coeur, réelle nature,
entre la vérité qui songe à la phrase qui est dite sans fioritures,
en laissant cette trace dans le cou, l'empreinte digitale de sa créature.
La morsure du temps, avide d'envies et de défier toutes les postures,
un air de piano vient d'inventer l'allégresse de cette investiture,
les années passent si vite, après la quarantaine , cette tessiture,
prend une forme, un dessin, une écriture, une architecture..
La morsure, à la naissance est un du à cette facture,
le sein maternel, un amour sensitif est une douce couverture,
l'homme en crocs mignons à des poils qui se dressent en filature,
derrière lui, l'amour le laisse à terre, véritable morsure...
Pour E. né avec une dent à la naissance...
DIDOU écrit le 27 12 2013
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