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Où est ce poème, où l’âme légère chante
Quand un ciel retient la tristesse de ses ténèbres,
Ce poème qui ferait de moi une source vibrante,
Un jour fabuleux que la lumière célèbre.
Il serait ces fenêtres, où vont de secrets jardins,
Ces mers au-delà d’elles-mêmes, en de joyeux paradis
Où des horizons mornes s’étouffent dans le lointain,
Sous des pilastres de poussière qu’un vent maudit,
Et revenant ainsi à l’âge de ne plus être,
Lorsque toute chose décline et perd de son attrait,
De son dessin parfait vous me verrez renaitre,
Oubliant qu’il fut jadis mon douloureux portrait.
De beaux goélands harnachés de mes vieux rêves
M’emmèneront entre le ciel et l’écume,
J’aurai alors fini de mourir où tout s’achève,
La mer, la mer dira ce poème qu’elle exhume.
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Lien d'un magnifique site de poésie
http://www.atramenta.net/lire/elle-a-ce-presque-rien-dennui/42664
Texte protégé par une licence CC BY-NC-ND 3.0
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