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Sur les flots, les mots divaguent,
les phrases tirent la grand voile,
la ponctuation, elle se perd dans ces creux,
dans ces océans, au fond des mers de vagues,
les accents se dénudent, se dévoilent,
sur le bateau livre dans cette course après l'heureux.
Course des mille, les noeuds se défendent,
de nouer tout cordage à cet abordage,
aux pirates et aux fantômes des abysses,
qui crient et qui tirent aux fers si lisses,
pour tuer l'ingérence aux sangs qui rendent,
leurs écumes si rouges au bord des plages.
Au temps des équinoxes, paradoxes et maximes débordent,
sur mes pores de nos peaux, bien attacher aux ancres marines,
l'embrun procure le sel qui entre dans nos narines,
tel une meute de requins, une chasse qui pend la corde,
à nos gibiers, nous sommes le faon meurtri et apeuré,
qui tourne les pages de ce bateau livre aux paragraphes signés.
Préface et conclusion, les chapitres s'embellissent de tout,
sur le pont, un soupir vient naitre à l'amour fou,
les résumés écrivent une passion sous le soleil de corfou,
le bateau livre ses secrets, ceux qui sont en nous,
une malle bien ballottée par la houle et ses remous,
la descente sur le quai, s'il vous plait après vous...
Le bateau livre, roman et nouvelles à la pluie si fraiche,
douce tempête, force conquête, personne ne pêche,
au teint salé, aux vents des marées qui prêchent,
les sons de nos lumières et qui caressent et lèchent,
nos lèvres humides, ce livre est un bateau en cale sèche,
il reprendra la mer, celle des coraux et des rivages en brèche...
Didou écrit le 30 10 2013
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