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J’ai aimé une rose,
Dans un soir qui descendait
D’un vieux rêve
Et le vent me disait
Combien il sait les choses,
Jusqu’à écouter pleurer
Les roses.
Où vas-tu le vent,
Vers cette aube indécise
Qu’un ciel noir oppresse,
Pleure-t-elle aussi
Comme pleurent les roses ?
Vas, le vent, vas,
Dis-moi dans quel jardin
Les fleurs ne meurent jamais,
Vas, le vent, vas,
Avec tes grands lévriers blancs,
Ce n’est qu’un chagrin
Qui s’en va au fond des mémoires,
Oublie les roses,
Oublie autant que l’oubli,
Demain n’est plus déjà
Et la lumière s’est faite ombre
Entre mes bras
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Lien d'un magnifique site de poésie
http://www.atramenta.net/lire/elle-a-ce-presque-rien-dennui/42664
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