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Qu'ils soient de Roscoff ou au vinaigre,
ils fondent dans votre palais pas si aigre,
rouges, blancs, jaunes où en grelots,
ils sont fumés comme l'ail d'Arleux en fagots.
Votre cuisine sent si bon à ce mijoté,
dans un faitou où la carotte s'est jetée,
au fond comme pour lui plaire à son goût,
votre plat sera meilleur demain recourvert de ce tout.
Ils sont l'accompagnement d'une farce à l'attrape,
ils s'unissent au jus de viande qui passe dans la trappe,
si bien dans votre bouche qui se lèche les babines et les happe,
en émincé si appétissant, des lames viennent et s'en échappent.
Votre estomac parle si bien aux rondelles de cet oignon,
en poireaux suprème ce consommé avec des croutons,
donne un sixième sens à votre désir glouton,
cette cuisine là,vole la tendre chair de ces petits oignons.
Ils nous surprennent en marmelade mais aussi glacés,
confiture si douce sur une tranche de pain grillée,
l'oie et son foie n'en reviennent pas de se prélasser,
sur vert tendre de jeunes pousses en bas résillés.
La cuisine aux petits oignons,
mais il faut la soigner, c'est presque un dicton...
Didou écrit le 26 09 2013
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