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Voyez-vous celà qu'une douleur s'apprivoise,
dompter par des maux couleur framboise,
grenats et rubis scintillent au dessus de cette toise,
le mal est un jongleur qui pavoise.
Voyez-vous dans cet état qui s'éprend,
coup de fouet qui claque et qui s'entend,
vertige des sens, cette damnation s'apprend,
avec des mots qui s'écrivent sur le temps.
Voyez-vous celà, la douleur est rebelle,
diamants éclatant sur cette volupté si belle,
vapeurs enivrantes et mouillées à l'envolée de nos d'ailes,
elles prennent les maux à nos plumes si frèles.
Voyez-vous dans cet éclat, le mal se sent si bien,
blotti dans le fond et surtout sans pleurs ni chagrins,
dans la grotte de ces mots et en pluie de grains,
le jaune des blés ondule même à la rosée du matin.
J'apprivoise la douleur, celle qui m'étreint,
surprendre l'infini aux creux de mes reins,
comprendre l'indéfini à la particule de ce vas et vient,
viens je t'apprivoise et de fait danser sur les rails de mon entrain.
didou écrit le 18 09 2013
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