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Le bal des vampires, dans cet escalier revêtu d'un tapis bleu,
une foule hétéroclite se presse pour entrée dans la cour de ce jeu,
des vampires assoiffées de sanglantes pensées pour perforer un cou,
celui d'un jouvenceau à l'air si pur que son parfum de girofles ne vaut pas un clou.
Affubler d'un far si blanc, les fashons s'emparent de leurs victimes,
poudre de riz sur les joues, elles ne suscitent rien d'intime,
conviction de bien se tenir au lustre et à la rampe,
elles sont des iules en guêpières enlacées avec des crampes.
Déguiser par un accoutrement d'un noir gothique sorti d'un manga,
leurs yeux se reflètent dans le miroir hanté des viandes fraîches à la lady gaga,
dans ce joyeux hall, le bal des vampires vient de commencer sa déchéance,
une valse à quatre temps qui s'amuse et mords la veine apparente de la doléance.
Affiner comme l'odeur du pétrole, l'ail pend à la gorge des ces fous de la haute,
ils s'abreuvent même d'une goutte de sueur sur le front d'un casque de cosmonaute,
se venger de l'éternité des ténèbres qui les endorment à jamais d'une chaleur papillote,
ils brûlent leurs calories paranormales, ne pas oublier l'enduit senteur bergamote.
Le bal des vampires, vivre dans cet atmosphère à la gueule d'un ange qui ose,
il ne faut pas s'y fier, ces angelots crucifient Lucifer qui remonte des entrailles,
avec un gore, un marteau qui tape sur l'osselet de nos plombs qui s'encanaillent,
voici le bal des vampires, entre Cruella et Belzébuth, une jeune caille s'interpose,
dans ce milieu très mondain, la chute de l'empire hautain est arrivé à son terme,
il faut qu'ils dorment ces vampires dans le cercueil des bains à remous des thermes.
Le bal de vampires, ce qu'il y a de pire, ce qu'il existe bien dans ce château hanté,
des grands ducs du monde supérieur, celui des sphères, celui des préjudices véreux,
le bal des vampires, de ces crocs acérés perle une goutte de sang désenchanté,
plus suave quand leurs bouches s'extasient devant l'impair de ses seins affreux,
le bal des vampires, vite sauvons nous avant que l'aurore pointe son nez,
demain il sera temps pour eux d'exprimer leurs ors et déjà sulfureux,
le bal des vampires, vite partons avant que ces chacals mangent nos infortunés,
dans cette demeure, les actes sont punis d'amende amères et de délits scabreux...
Tiens au courrier , je viens de recevoir une invitation à un bal costumé...
POUR E.
DIDOU écrit le 16 11 2013
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