|

Tenu à la rampe, la main cours,
cours vers l'escalier du ciel inattendu,
inattendu par une main tendue,
tendue par le poignet , elle cours...
Cours après le temps, celui des marches,
marches sur la courante, l'hallucinante main,
main prête à tout construire à cet humain,
humain qui construit les briques de l'arche.
L'arche, bateau des espèces en sa main courante,
courante vers le déluge des pluies des moussons,
moussons qui battent les flancs aux vents des saisons,
saisons qui enrichissent les mers de cette rente.
Rente, le viager à cette courante qui peste dans la main,
la main brandit l'arme blanche, un drapeau de lin,
de lin, issue de notre échappatoire à cette frousse,
frousse , peur de cette main courante en fleuron de gousse.
Gousse de vanille, grain de vie parfumé, la main cours,
cous après cette lampe, cette allumée jadis,
jadis aux feux d'une rampe, consumés par la justice,
justice des hommes à la main courante à ce préjudice.
Didou écrit 31 07 2013
|