|

Sous la pluie d'un temps d'orage où grondent les nuages,
c'est l'humeur passagère qui éclate aux lointains paysages,
les gouttes d'eau s'infiltrent dans l'argile de cette terre si sage,
que les ruisseaux se forment pour défrayer la chronique au passage,
mise au courant par ces rus qui tombent dans la mer des images.
Sous le soleil ardent, les rayons enrichissent les vitamines de nos rages,
calme non plat qui souffle sur nos plaines et les bords des rivages,
la chaleur est suffocante et haletante qui s'égosille aux gorges des villages,
c'est une humeur calfeutrée bien au chaud qui dort bien avant l'age,
où elle s'évapore en brume d'un soir sur les horizons comme un glaçage.
Sous la vaporeuse rosée d'un crépuscule où fleurissent les mirages,
cette éclosion à son effet à ces lumières de nacre de coquillages,
reflets brillants quand cette humeur se tait pour le son et son présage,
un matin parmi tant d'autres où les heures sont en horaires de décalage,
moins vite avancent les jours dans ce merveilleux mixage.
Sous le brouillard d'un soir qui dépose là, le doux de ce nappage,
sur les lacs et les mares, sur les prairies à l'universel suffrage,
il trempe ses pieds pour adoucir ses humeurs qui ne sont que de passage,
s'implanter dans cet humus si fragile et toucher le velours de cet habillage,
il survole sur cette terre brune avec une force comme un sauvage.
Les humeurs sont un tissage de nos vies, et après tout qui n'a pas ces humeurs passagères...
DIDOU écrit le 29 06 2013
|