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La gousse venant des caraibes laisse au bourdon
son vol se poser sur ces fleurs comme un papillon,
aux ailes couleur jaune poussin lier à l'air par un cordon,
un lien appartenant à la senteur vanille bourbon.
L'épépinage de cette plante est une vanille odorante,
si frais que la rosée du matin sur les palétuviers mauves,
un grain précieux à ces diamantaires colons des fauves,
une culture dont l'esclavage fut si dur pour ces rentes.
L'odeur parfume les crèmes même au noir de ces îles,
une beurre sucré, une baratte aux peines inaudibles,
une huilé pressée à ce chaud, température imperceptible,
aux champs senteur bourbon dans le rhum vieux en guenilles.
Senteur de palmiers, une qualité de nos bourbons à ces descendants,
sa prairie se cultive aux régimes des planteurs aux fouets si méchants,
aux tiges grimpantes où les insectes s'abreuvent en bourdonnant,
un des plus vieux millésimes que le whisky vanille n'a plus d'age,
une explosion d'effluve dans ce tube ou la tige se permet un présage.
Vanille senteur bourbon, sa nacre apporte la nuance en boutons,
coudre et mélanger avec le fil invisible celui d'une cuisine en filons,
enfilons bien dans ce trou d'aiguille la semence couleur vanille brune,
son odeur respire mieux dans le lait bouillit ou dans l'eau de vie de prune.
Venus des continents, elle fut dans cette galère qui chaloupe sur les océans,
que cette vanille à un drôle de nom, un excellent cru pour la famille bourbon,
elle bourdonne et gazouille à mon nez qui en déguste sa juste valeur,
une véritable aubaine qui colore ma vue pour mon bonheur...
Didou écrit le 09 10 2013
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