|

Pages blanches, le stylo a perdu sa bille,
il ne marche plus, il tombe et vacille,
sur le coté de cette marge, il est fébrile,
et mon angoisse monte à mon esprit infertile..
Moissons des champs, elles empoisonnent mon angoisse,
elles viennent récolte mon blé jaune, comme une poisse,
tirer le vin en ma corne d'abondance qui danse au feux de paille,
et mon angoisse fourmille dans les gargouillis de mes entrailles..
Vents des moussons, s'enivrent dans ma tête en toutes façons,
vous soufflez au ras de mes pensées à cette blancheur immaculée,
mon angoisse s'empare de mes poèmes comme un limaçon,
qui s'enroule péniblement sur la feuille de mon cahier mouillé,
par les pluies que ces vents des saisons m'apportent sans intitulé..
Pages blanches, neiges d'infortune, vous laissez mon angoisse inoculée,
par des flocons qui me laissent aucunes traces sur cette suite invoquée,
mon écriture est en berne, elle laisse des cernes autour de mes yeux,
mon angoisse s'occupe de ce cran dans cet arrêt, j'en devient peureux..
Pages transparentes, mon crayon n'a plus cette limpidité,
elles n'ont plus d'envies, ni de sens, elles détournent ma fertilité,
celle d'écrire et de décrire mon angoisse à cette culpabilité,
ma sensibilité quand mes poils se dressent en ma vivacité...
L'angoisse est partie, elle reviendra au jour où l'autre...
DIDOU écrit le 06 05 2013
|