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Fleurs bleues, moi je les lis aux pétales de la marguerite,
un peu, beaucoup, passionnément jusqu'à dans la gueule du loup,
lupins et pâquerettes partagent les chapitres de cette rose émérite,
quand tout à coup, un rebondissement fait naître une orchidée en fou.
Fleurs bleues, iris et lys imprègnent leurs étamines sur le corsage blanc,
jaune poison, elles s'imbibent dans le tissus de la chair et de ses flancs,
poils hérissés, la peur se propage dans ce roman à l'eau de rose,
parfum d'adultère quand la pensée est une caresse de velours qui ose.
Fleurs bleues, hortensia rouge s'éparpille sur le chemin des délices,
merveilleux conte d'un rendez-vous sous les glycines où s'y glisse,
un baiser langoureux qu'une personne verra dans ce roman fauve,
aux glaieuls qui se fanent dans leurs âmes aux couleurs pourpres et mauves.
Fleurs bleues, la violette présente son amour à la boutonnière,
petit bouquet réuni l'amour quand dans ce roman la chose,
est dite après des épisodes qui tournent les pages sans ornières,
une effluve plus forte que le parfum des frésias blancs et roses.
Le roman à l'eau de rose, concentré dans ce flacon de baume,
crème enivrante de pétales qui s'applique sur un coeur meurtri,
la dite vérité n'est bonne que pour une pitance de graines de tournesols,
appliquer sur la blessure, sur l'écorchure d'une passion en heaumes,
les deux amants s'aimeront encore derrière une haie de coeur de marie,
la gloire dans ce roman, c'est l'eau d'une rose qui tombe et s'imprègne dans le sol...
A vos amours...
Didou écrit le 08 06 2013
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