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Je t’ai vue au creux d’un quatrain.
O funeste nuit, reviens moi,
Douce et noire comme un déclin,
Comme une ombre qui décroit.
Tu y berceras l’arbre nu,
L’automne aux bras de l’hiver,
Ce ciel bas qui n’entend plus
Ce poème tout à l’envers.
Reviens, je te dirai ton nom,
Caresserai ton visage
D’un geste tout plein d’abandon,
M’arrimerai à tes pages,
Au souffle indécis d’un jour
Où s’étrangle l’illusion,
Cette clarté troubadour
Qui meurt au seuil de ma raison.
Reviens, avec tes yeux de rien,
Là où tremble la lumière,
Au creux d’un triste quatrain
Sur son lit de misère,
Reviens, au chant d’un vieux rêve,
Comme la mer, de son oubli,
Qui ramène sur la grève
Ses cendres pâles d’insomnie.
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