Thierry Demercastel ( poésie )

 

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O funeste nuit

le dimanche 29 septembre 2013, à 15:15. Posté par AGRIPPA




Je t’ai vue au creux d’un quatrain.
O funeste nuit, reviens moi,
Douce et noire comme un déclin,
Comme une ombre qui décroit.

Tu y berceras l’arbre nu,
L’automne aux bras de l’hiver,
Ce ciel bas qui n’entend plus
Ce poème tout à l’envers.

Reviens, je te dirai ton nom,
Caresserai ton visage
D’un geste tout plein d’abandon,
M’arrimerai à tes pages,

Au souffle indécis d’un jour
Où s’étrangle l’illusion,
Cette clarté troubadour
Qui meurt au seuil de ma raison.

Reviens, avec tes yeux de rien,
Là où tremble la lumière,
Au creux d’un triste quatrain
Sur son lit de misère,

Reviens, au chant d’un vieux rêve,
Comme la mer, de son oubli,
Qui ramène sur la grève
Ses cendres pâles d’insomnie.


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commentaires ( 7 ) (Ajouter un commentaire)
DIDOU le dimanche 29 septembre 2013, à 21:17
bonsoir agrippa, ce soir c'est une belle nuit et celle que vous avez écrite dans ce poème n'est pAs funeste pour moi , bien au contraire

José le dimanche 29 septembre 2013, à 21:25
Un très poème qui dépasse le simple état de tristesse ou de mélancolie... Il semble chercher 'au souffle indécis d'un jour' un sens à la mort... ou bien à la vie.
Amitiés.

Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) le lundi 30 septembre 2013, à 14:41
Ah cher Thierry, rien ne vaut le spleen - et l'approche des frimas de l'automne y est propice !! - pour extirper du plus profond de notre âme nos tristes refrains, qui comme le vent, reviennent parfois pour nous glacer le coeur. Tien, c'est drôle tu as écris "triste quatrain", et dans un poème que je n'ai jamais publié, j'avais écris "tristesse d'airain" (la phrase entière était : "la lassitude est une monotone tristesse d'airain".
Je partage donc bien chacun de tes mots.
J'aime beaucoup ta fin : "....ramène sur la grève ses cendres pâles d'insomnies" (Ah, moi, j'allais même écrire "cendres d'agonie" !! Oui, l'heure est bien au spleen.
ne plus courir mes rêves,
La grève, horizon de la mer qui regarde vers la terre ferme, eh bien figure-toi qu'elle sera présente dans le prochain poème, que je suis en train d'écrire avec la petite Aline, dans un "Et arrêter mes pas juste au bord de la grève". Amitiés, Thierry. Philip.

domidom le lundi 30 septembre 2013, à 18:58
Étrange mélancolie que l'on ressent tout au long de cet écrit, cette tristesse profonde qui semble indescriptible, tu sais nous la faire découvrir et ressentir au travers de tes vers....
Une poésie digne d'un grand poète...
Amitiés, Domie....

Agrippa ( Thierry Demercastel ) le lundi 30 septembre 2013, à 21:43
Merci à vous, merci Domi...

oliverjane1950 le samedi 05 octobre 2013, à 17:47
Toutes mes félicitations pour le prix " José-Maria de Heredia " !
Amitiés... Oliver
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950

Thierry. le dimanche 06 octobre 2013, à 09:48
Merci Oliver. Amitiés

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