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Pas même l’éther sans Vénus
Ni l’église sans Angélus,
Le jardin, sous un blanc linceul,
Ne peuvent se sentir plus seuls
Que deux cœurs reclus, étrangers,
Qui n’ont plus rien à partager.
Pas même les grands souvenirs,
Epuisés, devenus soupirs,
Les instants précieux du passé
Ne peuvent même rallumer
Deux corps côte à côte assoupis
Qui glissent, chacun dans sa nuit.
Pas même la mer sans bateaux,
Ni même le ciel sans oiseaux,
L’Atacama que le vent ride,
Ne peuvent se sentir plus vides
Qu’au loin deux étoiles perdues,
Deux êtres, qui ne s’aiment plus.
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