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On ne meurt qu'une fois, l'âme elle pleure plus de cent fois,
cueillant à l'adolescence son indiscipliné en soie et mousseline,
volants et rubans s'enroulent doucement autour de ce sentiment,
entre les doigts on tient souvent les papiers que l'on garde en soi.
la lettre qui n'a jamais été écrite à l'amour qui s'enfuie sous la capeline,
la romance d'un jour sans fin, un romantismes exacerbé qui ne ment,
et votre coeur bat plus fort...
On peut vivre plus de cent ans, l'âme elle rit à chaque année d'une bougie,
anniversaire de mariage, l'anneau est gravé par le sacrement d'aimer,
par le silex et le diamant, le bronze et l'or qui fondent ce doux logis,
partage des lumières quand le sombre vient ternir les beaux jours de mai,
la pluie s'évapore en gouttelettes de buée sur le seuil d'une nuit si belle,
dans la chambre qui ensorcèle les corps en un voluptueux sommeil,
et votre coeur battra plus fort...
On peut survivre aux combats des passions inaltérées dans l'air si soudain,
il peut paraitre sot et bête mais le sentiment tire son chapeau à ce baladin,
il est épris et il fut pris par une dévorante quand l'envie sera en lui si vain,
enivré par le calice d'un nectar de ces plaisirs, il boira de ce vin,
gorgées si pleines que son sang se mêlera à l'âme de sa belle en malandrin,
et votre coeur se battra au plus fort...
Survivant à ces mille délices, milan vorace qui épie les jours et ces caprices,
s'ouvrant en grand, l'air si léger s'engouffre sous le jeu de ce maléfice,
éternelles neiges ou tournoie le faucon, rapace de toutes les cicatrices,
la vie est dure dans le berceau où les anges sautent sur cette chute factice,
prendre son envol sur une terre ancestrale, magistrales années qui tissent,
les fils d'une étoile dans le ciel des saisons aux actes propices,
et votre coeur bat plus fort... en voyant...
didou écrit le 27 05 2013
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