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Tu es comme ces nuages roses, aux plis de la mer,
Un soir nonchalant épousant de mornes horizons,
Ces ruines où gémissent les vents, les ombres austères,
Ce ciel noir de l’angoisse à l’invisible plafond,
Et descendant l’escalier, l’heure que mes pas cadencent,
Vers ce gouffre aux mains aveugles, qui inlassablement
Creuse sa noirceur, je te vois toujours, ma déchéance,
Au creux du jour quand la nuit va à son renoncement,
Avec tes haillons, ton sourire perdu, tes yeux immenses
Qui ont l’air de me regarder sans vraiment me regarder,
Attachant à tes nuits absurdes l’ennui et l’absence,
Sur la vague embrassant l’écume d’un dernier baiser,
C’est toi, ce vent malin anéantissant le geste,
Qui, sur les fenêtres closes, débauche les souvenirs,
Tu les prendras sans savoir vraiment ce qui me reste,
Et derrière la fenêtre je viendrai te maudire.
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