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Encre de plume, l'oie est graciée dans cette foi,
plumes d'encre s'envolent sur cette coulée d'une fois,
manque une plume pour la fronde que je ne dis pas,
le tourbillon de mes mélusines manque à mes faux pas,
j'ai fait couler beaucoup d'encre au fin fond de mon ici bas.
Plumes blanches et noires, ma pie chante au matin des busards,
qui tournoient dans mon ciel bleu avec le pur des hasards,
noires et blanches notent que ma plume est impure à mon grimoire,
vents soufflants dans mes pages écrivent l'errance de mon histoire,
j'ai fait couler beaucoup d'encre qui tachent mes buvards.
Blanche sera-t-elle noire en mon encre qui voyage en chine,
en partance sur le quai, le départ porte la droiture de mon échine,
mes lettres simples pétriront le roman en grain de pluie venus de ma farine,
elles écraseront ma poudre d'escampette à la barbe de ma chagrine,
j'ai fait couler beaucoup d'encre sur le visage de ma peau fine.
Encre de mes plumes remplissaient mon oreiller de rêves soudain,
feuilles blanches de mes cahiers, vous fleuriraient mon encre à ces jardins,
encres noires de mes chagrins parsemaient l'effluve à mon muscadin,
plumes de ma voix, vos vocalises donnent le ton à ma couleur grenadin,
j'ai fait couler beaucoup d'encre, elles viennent s'excuser dans ce poème anodin...
Didou écrit le 12 05 2013
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