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Il a du bagout ce menton double,
en triple paroles qui redoublent,
dans la gorge en macramé brulé
par le feu d'une engine enrouée.
Il se compare à la bave d'un bouledogue,
dans le brouillard anglais, the fogg,
il n'y voit plus rien en aboiements de dogue,
l'allemand gutural d'un pays pas très en vogue.
Il a de quoi faire ce double menton,
il emmagasine des poils en béton,
dans sa dalle qui ne manque un gueuleton,
il va bientôt entrer dans la cire de son panthéon.
Il se déride dans la chirurgie d'un catalogue,
beauté infernale de visages trop pâles en épilogue,
il se pavane dans les mots de ce nouveau dialogue,
sutures tirées aux cous des girafes de l'ethnologue,
il arbore et agrafe ce genre d'arrogance à son futurlologue.
Le double menton, il sera un jour dix fois plus conséquent,
aux années qui enlèvent les traces du temps...
Didou écrit le 31 03 2013
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