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Grenades dégoupillées, tueuses de membres,
une famille éparpillée, noueuse de l'ambre,
au pays de la bombe humaine, terrible haine,
enfants sous abris, tempête soudaine,
regards intenses, pleurs de l'innocence,
les étoiles ne brillent que dans les yeux de l'enfance.
Bombes hystériques, éclats historiques,
jambes en lambeaux, robots mécaniques,
au pays de la bombe humaine, pas souvent sereine,
la joie souffre des rires au coin d'une cicatrice,
jolies bouches, baisers farouches aux douces aubaines,
le sourire lui est un loisir dans ce film d'actrices,
l'enfant lui désamorce la bombe humaine.
Bruits d'avion, vrombissements de sons,
l'ouîe, elle n'entend plus la leçon,
celle de la vie qui apprend le vol du papillon,
la tête qui éclate autour d'un microsillon,
mémoire ébranlée, bras amputés de sont touché,
une pincée ou le sel de la peau n'effleure plus rien,
la bombe humaine , un enfant est mieux qu'un vaurien.
Fumigènes de nos gènes, fumerolles de nos anticorps,
nos enfants chantent l'avenir avec la musique au corps,
ils s'articulent, ils gesticulent avec des prothèses,
ils jouent, ils rient, ils prennent l'incomparable goût,
d'une liberté de marcher, de courir, avec son tout,
la bombe humaine, elle n'est pas à l'aise,
celle qui s'incrit dans la définition de cette thèse.
Ecrit après avoir vu un reportage...
didou écrit le 08 04 2013
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