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Ouvrier des champs, graines au vent,
sa semaille est pagaille dans ce pré,
blés et orties poussent au ce bon grès,
avec les averses, le semeur passe au temps.
Sa besace emplit de graines germées,
il sème la récolte aux éclats des tempêtes,
pluies et orages, un désespoir enfermé,
la graine, elle grandit avec l'air bête.
Ouvrier des pâtures, le sol empreinte ses pas,
il coupe l'herbe haute avec une faux et la faucille,
sa marche va contre vents et marées et parfois vacille,
contres les mottes de terre avec ces faux pas.
En dépit des saisons, il lance aux vastes horizons,
la récompense, celle qui tient le poids d'une balance,
quintal et quintaux, sacs de toiles remplis d'étoiles,
les épis de blé, d'orge et cette paille sentent bon la moisson,
larges étendues d'une prairie ou le rat des champs court après la toile,
celle de l'araignée qui a tisser son voile aux mille feux qui s'élancent..
Le semeur, ces jours prochain gardera dans son souvenir,
les graines jetées parsemer deci delà, où retombe ici bas,
les racines, les amours, où encor les après à venir,
ce semeur, un jour il se meurt d'aller ici et là...
didou écrit le 15 04 2013
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