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Féminines de cette guerre, vous aviez cette détermination,
plaisirs interdits qui coupent les cheveux en quatre,
à ras la couleur de vos tiffes étaient une obligation,
vivre pour vos enfants et maris qui sont partis se battre.
La mélanine colore vos mèches rebelles,
nois corbeaux, vos plumes souriaient aux passes,
celles qui levaient les barrières des lunes si belles,
aux révoltes des partisans aux coups de grâce,
qui provoquaient la colère d'une occupation mirabelle.
Cheveux blonds,vos épis riaient aux narines des officiers,
ils tombaient tout droit dans vos souhaits et vos filets,
ceux qui les mettaient sur le devant de la scène,
leurs orgueils furent bien vite obscènes,
quand ils comprirent vos stratagèmes,
ceux des poux qui cherchaient les je t'aime..
Cheveux chatains, votre couleur plaisaient à autrui,
ils décachetaient la cire des messages qui portaient le fruit,
murs et blettes comme une grenade à retardement,
explosion qui détruit le char en cuisses lègères si profondément,
vos charmes priaient à genoux la perte de leurs obus,
pour vos fils combattants, ce ne fut pas un abus.
Le roux, un suc qui chauffe le kaki aux soleils de nuits,
votre chevelure dérobe les boutons dorés de ces cuirs,
pour permettre l'investiture des silences à nuire,
chairs blanches, vos taches de rousseurs ont réduit,
les coeurs rouges dans un bleu lavande qui s'enfuit,
pour vos compagnons et vos enfants, c'est un usufruit.
Cheveux coupés à la libération, vos cranes ont couchés,
pour l'utopie d'une France occupée par la folie,
d'un homme et des ses vassaux, même pas cavaliers,
sur leurs montures aux mitraillettes fondues par l'acier,
vos cheveux avaient cette détermination de voler aux vents,
vous aviez les plus beaux cheveux d'une france paravent...
à ces femmes qui ont eu ce courage.... parfois elles ne pouvaient pas faire autrement...
Didou écrit 01 04 2013
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