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Où va l'amour quand il s'en va ?

le dimanche 11 novembre 2018, à 17:26. Posté par Pascal


Il y a quelques jours une poétesse de notre galaxie a posté cette question. Voici ma contribution poétique et personnelle en réponse à son interrogation. D'évidence j'ai choisi une chanson incontournable pour l'illustrer mais interprétée par l'inoubliable Maurane : une Vénus lyrique.

Où va l’amour quand il s’en va ?
Je ne vais pas mentir mais partager mes doutes.
Je choisis de partir pour ne plus faire fausse route.
Quand j’ai quitté Vénus pour conquérir la Terre.
J’avais pour seule astuce « faire l’Amour pas la Guerre ».
Mon fidèle Cupidon a décoché ses flèches,
appelant à la raison pour insuffler ce prêche.
Je voulais contenir les colères et la rage,
la fureur sans répit de vos champs de bataille,
maudire enfin vos meurtres et les prises d’otages,
la stupeur et les cris d’une foule qu’on mitraille.
Vous gâchez la beauté de tous vos paysages.
Vous étouffez les sons de la nature sauvage.
Vos villes sont dangereuses plongeant dans la misère.
Vos campagnes douloureuses laissant un goût amer.
Je croyais la bonté à portée de vos mains.
Plutôt que détester en guise de destin.
J’ai déversé sur vous de l’amour sans compter.
Même mon meilleur prophète a été crucifié.
Pourquoi tant de haine et cette soif de violence
qui engendrent les peines et beaucoup de souffrance.
En fait la planète Mars est plus appropriée
pour envoyer près de vous son cruel messager.
Mais méfiez-vous de lui, à force de surenchère,
sa force de destruction va engloutir la terre.
Hélas votre intimité me laisse aussi hors d’usage.
J’ai beau me démener pour attiser le coup de foudre,
A la moindre incartade vous faites parler la poudre.
Je mets les bouchées doubles pour dire les sentiments,
pour déclencher le trouble et séduire votre amant.
Si je transforme la Vie en douce lune de miel,
au bord de votre bouche suintent des gouttes de fiel.
A la Saint Valentin, vous célébrez mon nom.
« Quand on a que l’amour » chanté à l’unisson.
C’est l’éternel refrain pour réparer les cœurs.
Et pour faire la cour, offrez un bouquet de fleurs.
Je prodigue les caresses éveillant au désir.
Pour une histoire de fesses, vous préférez trahir.
Et même la tendresse que ma candeur inspire.
Vous tuez sa promesse, trop occupé à jouir.
Puis sans aucun remords, par instinct animal,
vous consumez vos corps dans des frasques bestiales.
Je ne vous jette pas la pierre. Je suis la compassion.
J’encourage l’adultère en accordant le pardon.
J’ai cru bon d’embellir la condition humaine.
Je n’ai fait qu’assombrir mes illusions, ma peine.
Je m’en vais retrouver les ambiances bucoliques,
ce petit vent léger sur des airs oniriques.
Et le moment venu, je reviendrai peut-être,
toujours le même but et l’envie de renaître.

https://youtu.be/VQCwD7FoRgc

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commentaire ( 1 ) (Ajouter un commentaire)
debbie le dimanche 11 novembre 2018, à 17:57
Bonsoir Pascal, quelle belle et très touchante prose.... Accompagné par cette merveilleuse chanson ! J'ai vraiment beaucoup aimé !
Belle soirée
Amitié
Debbie

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