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A MERE
Il est ainsi de pauvres cœurs
Avec dans l’âme la douleur
Qui les ronge comme ulcère
Dans leurs viscères.
Il est ainsi de pauvres dos
Que casse le poids d’un fardeau
Trop injuste et lourd à porter
Qui va les courber.
Il est ainsi de pauvres mains,
Comme marquées par le destin,
Décharnées à force de soigner
Leurs enfants blessés.
Il est ainsi de pauvres yeux
Au regard humble et malheureux
De lutter contre les misères
Peuplant la Terre.
Il est ainsi de pauvres mères
Dont Alzheimer gomme, mystère,
Les pleurs d’un passé trop douloureux
Pour que son esprit parte heureux.
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