Poésie du bonheur

 

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Ils ne parlent jamais d'amour

le lundi 19 juin 2017, à 21:15. Posté par François.CRETEAU


    Ne pas dire et redire c’est déjà mourir
    Dans son esprit qui ne veut médire
    Mais simplement trouver un sourire
    Pour ne pas vivre dans les soupirs

    Petit trop petit, il me reste à écrire
    Pour soulager ce qui est bien pire
    Dans mon enfermement ne plus rien dire
    Mon torrent de pleurs ne peut s’e l’nterdire

    L’amour où et quand le trouve t’on
    Dans les jardins où l’on sème les pardons
    La passion du bonheur sans, qu’en dira t’on
    Nous nous devons de pouvoir, nous aimerons

    Foutaise de foutaises à croire d’aimer le mal
    Hardiesse de s’acharner, pas d’amour anormal
    Si tant est que ce mal nous traite en chacal
    Indifférent à nos bontés sentimentales

    Pauvre poète gêné par cette vision du monde
    Il la voudrait paradis sans outre tombe
    Pour vivre humain d’une vie bien ronde
    Dépourvue de ces objecteurs immondes

    Il est alors désuet de versifier l’amour
    Pourquoi élever ce qui n’est pas ce toujours
    D’une splendide affection en tous nos jours
    Nos vers, notre ferment ne sont t’ils pas là, pour…

    Je vous accorde que trop peu s’empresse
    D’entendre la sagesse, elle n’a pas leur adresse
    Si ce n’est celles, d’élocutions stéroïdiennes de l’étroitesse
    Engendrées par ces malfaiteurs engoncés dans leur liesse

    Ils ne disent jamais l’amour, parlent de modus social
    Celui qui détourne de l’autre son regard bestial
    Tu as trop, je n’ai pas assez, l’amour se partage amical
    Le religieux te hante, ne blasphème ton Dieu idéal

    Politique, religieux, tu affectionne de faire aimer
    Ce pauvre peuple qui cherche des gestes de paix
    Comment s’ingénier à de bonnes amitiés raffinées
    Quand les chefs du secret créent des langages viciés

    Alors moi, pauvre mécréant, accoudé à la dérision du devoir
    Ma raison me donne une mission, l’entretenir chaque soir
    Tu ne dois t’arrêter au temps de ton passage au noir
    Tu dois voir
    Se tendre toutes les mains libérées de ces vils pouvoirs.

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