Mélancolies

 

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Une Douceur Au Coeur

le lundi 20 mars 2017, à 01:44. Posté par Micheline


LE CHANT DU CYGNE


XVIII


UNE DOUCEUR AU CŒUR



Il me vient quelques fois une douceur au cœur
Qui me fait souvenir de ta longue caresse,
Me rendant perméable à certaine langueur,
Qui, las, me fait sombrer dans la fausse allégresse.


Je suis pétrie d’espoir, mais ne veux rien changer
Dans le choix du paraître et montrer un visage
Dont les yeux tristes font mon sourire étranger,
Quand mon cœur tout vibrant rêve de ton rivage.


Passe le temps… Et je n’ose m’aventurer
À sortir de chez moi, tremblante de malaise,
Un moindre orteil qui me fait, lors, conjecturer…
Et déjà je me vois au bord d’une falaise.


Mon sentiment me pousse au farniente féal,
Vivant ici recluse en ma chère chaumière,
Dont les murs tiennent front au ciel bleu idéal,
Gardant mes souvenirs dans sa douce lumière.



M.A.B.M.
Cannes le 20 Février 2017

Page 19
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commentaires ( 10 ) (Ajouter un commentaire)
Plumeflore le lundi 20 mars 2017, à 11:42
bonjour micheline, je connais cette langueur, ce spleen qui nous fais douter de tout, je crois que c'est normal il faut des bas pour connaître des hauts, l'âme c'est une immense vague sur la mer de la vie, elle gonfle, elle roule, elle ondule; j'aime beaucoup vos écrits, ils semblent venir d'un autre temps et croyez moi c'est tout à votre honneur dans mon esprit, j'ai appris à aimer la poésie classique d'abord en lisant Hugo, Lamartine et bien d'autres et comme je trouve que le passé était tellement plus performant j'essaie je dis bien j'essaie de m'inspirer de tous ces monstres de la poésie! il suffit de voir les peintures, les demeures, les meubles les sculptures qui on deux où trois siècles pour comprendre que l'homme d'aujourd'hui fait tout dans la facilité et croie en même temps être l'égale des anciens!
votre plume a du talent j'apprécie!
marc!

Philip (Jardin de Lune) le lundi 20 mars 2017, à 11:46
Bien chère Micheline,
Les souvenirs, je parle ici des plus beaux de notre vie, s'ancrent, s'enracinent dans le coeur à tel point que l'on se sent parfois figé, à ne plus pouvoir avancer dans.....le présent ! Alors, avec douleur se donner un sourire qui est étranger, comme vous le dites, parce que le vrai sourire est dans le passé.
Un poème délicat et émouvant Micheline. Quand on le relit plusieurs fois, il distille une mélancolie qui sied plus à un jour gris qu'à un premier jour de printemps. Merci pour ces beaux vers, Micheline. Fidèlement votre, avec ma vive amitié. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)

domidom le mardi 21 mars 2017, à 11:39
Vous lire est toujours un moment unique, cette mélancolie qui est votre, vous permet de donner à vos écrits un impact personnel, dont nous apprécions chaque mot...
Ce poème est un mélange de bonheur et de tristesse, à travers l'isolement, entre les murs de votre chaumière, vous revivez à chaque instant les émotions du passé, là aussi, vous retrouvez malgré vous, un mélange de douceur et de rêveries, un bonheur d'antan qui revient frapper à la porte de votre cœur, un cœur qui a su demeurer pur et fidèle...
Au bonheur de vous lire...
Amitiés respectueuses...
Domie...

Micheline 1940 le mercredi 22 mars 2017, à 15:49
Bonjour Marc !
Comme vous l'écrivez si bien,, la langueur et le spleen sont compagnons de route des êtres sensibles que nous sommes ! Mais vous, Marc, vous avez le Bonheur à portée d'œil et de voix, et lorsque vous tendez la main, celle de la douce Marie, que vous saluerez bien pour moi, est toujours là pour la presser en retour, oh combien tendrement ... Et rien d'autre ne peut remplacer comme non plus supplanter ce frisson du cœur dans ce moment délicieux !
Merci cher ami d'être passé me lire, et de m'avoir ainsi rendu courtoise visite. Ce me fut un doux plaisir !
Bien amicalement,
Micheline.

Micheline 1940 le mercredi 22 mars 2017, à 15:59
Il est vrai, cher Philip, que l'ancrage et l'enracinement me font douter parfois d'une vie qui s'écoule, s'écoule...
Il me semble tenir de ces algues onduleuses qui plongent à quatre vingt mètres de profondeur, et sur lesquelles les loutres s'enroulent pour s'endormir paisiblement, sans se laisser emporter dangereusement par la marée. Et au point où j'en suis, je ne sais trop si je suis l'algue ou bien la loutre ...
Je vous remrci

Micheline 1940 le mercredi 22 mars 2017, à 16:14
Je vous remerciais donc de votre bien amicale et toujours espérée visite qui m'est une fragile joie, alors que je pensais que vous m'aviez un peu oubliée dans les brumes en l'île de votre voyage, entre les vieux murs hantés de châteaux poétiques, depuis votre retour de Terre d'Irlande... Mais il n'en n'est rien, n'est-ce pas ?
Avec mon amicale pensée,
Micheline.

Micheline 1940 le mercredi 22 mars 2017, à 16:32
Bien chère Domie,
Le temps file comme le vent, et malgré cela, il me semble parfois qu'il se maintient bien immobile dans mes pensées qui se figent dans ce précieux temps qui m'est, comme à tout un chacun, poésie ou tristesse. Entre les deux mon cœur balance, et c'est ce qui semble peut-être faire le charme de la vie, mais je n'en suis pas bien certaine !
Je vous remercie, chère Poétesse, de votre fidélité sur ma page, qui m'est comme vous le savez déjà, ressenti comme un moment de partage et d'amitié.
Toutes mes plus amicales pensées pour vous,
Micheline.

Micheline 1940 le mercredi 22 mars 2017, à 16:37
... ressentiE ! Pardonnez-moi cette fragilité de frappe, Domie ! et mille mercis de ne m'en tenir rigueur !
Micheline.

jekarev le mardi 28 mars 2017, à 17:40
Bonjour Micheline,
Il me plait de penser en Poésie en vous lisant. Par vos vers, j’ai la gorge qui se noue et le cœur serré. Pour ce que la vie nous offre dans ce monde bizarre, je pense que nous aimerions stopper le cours du temps tant qu’il en est possible. Dans nos rêves, souvent, au bord d’une falaise, les aimants se poussent pour se garder l’éternité.
Jérôme

Micheline 1940 le mardi 04 avril 2017, à 04:30
Bonsoir et merci Jérôme d'être passé me lire, et c'est bien tardivement que je réponds à votre commentaire, puisque par extraordinaire j'y reviens; comme le hasard fait bien toutes choses, je vous découvre donc, et c'est tant mieux ! Car je vous aurais manqué, et par là-même, ignoré que vous aviez été touché par l'émotion à la lecture de mon texte... J'en suis à mon tour, toute émue de l'apprendre, touchée et confuse aussi. Souvent je pleure en écrivant mes textes, et c'est une émotion que je ne puis refréner car elle me vient de loin, de si loin, du fond de mon abysse...
Merci encore pour votre sensible passage qui m'a bien fortement touchée ! Bien amicalement et au plaisir de vous lire, Jérôme !
Micheline.

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